Une satire burlesque engagée : absurde, belge et subversive. C’est la folie d’hommes prisonniers de leurs cultures. C’est frites, bières et mer du nord. Mon souvenir d’une Belgique qui brille par sa miraculeuse existence, cet improbable mélange qui fait de nous ce que nous sommes.

« WASA » traite de la peur de la perte d’identité comme moteur de conflit communautaire. S’il existe une culture belge, c’est sans doute celle de la différence. La Belgique, terreau de cette fable, petit pays créé de toutes pièces, a engendré, grâce à un improbable brassage de cultures, un modèle hors norme de cohésion sociale. Pourquoi ne continuerait-elle pas d’exister ?










« WASA » ne porte aucun jugement ; elle joue et rit des stéréotypes et les pousse à l’extrême dans une fiction bon enfant qui ne condamne personne.
note d’intention:
Faire le film “WASA” est un acte engagé. Je ne changerai pas le monde, mais je crois au pouvoir de la culture. J’espère que les spectateurs se reconnaîtront dans ce film et réfléchiront différemment à leur quotidien.
Une satire critique de manière moqueuse des sujets comme les individus, les organisations et les États, avec l’intention de provoquer ou prévenir un changement. Le burlesque utilise des termes comiques et parfois vulgaires pour parler de sujets sérieux. Aujourd’hui, “burlesque” désigne un humour exagéré et extravagant basé sur le contraste entre la tonalité et le sujet du texte.
L’humour est le moyen idéal pour passer nos idées sans offenser. On peut rire de tout, surtout de nous-mêmes !
Ce film est une expérience bilingue, voire multilingue, pour refléter le caractère multiculturel de notre pays. Les dialogues flamands seront sous-titrés en français, et inversement. Les phrases en dialecte wallon seront sous-titrées dans les deux langues.
“WASA” nous fait voyager dans une Belgique aux caractéristiques bien connues, mais dans une réalité temporelle indéfinie. C’est peut-être une Belgique éteinte où les revendications nationalistes ont prospéré. Comme dans “La cité des enfants perdus” de Caro et Jeunet, les personnages évoluent dans un royaume sombre, plein de brumes et de mystère, pour finalement se réjouir de ce qu’ils possédaient déjà.